Michel Décary
notes biographiques

Michel Décary est né à Montréal en 1959. Très jeune, il est déjà bercé par la chanson française. À la maison, on joue les disques de Charles Trenet, Tino Rossi, Vincent Scotto, etc. Son père, doté d'une voix de ténor exceptionnelle, interprète des airs d'opérettes et des classiques de la chanson. Sa mère joue au piano les succès populaires. À l'âge de onze ans, on lui offre une guitare classique et des cours qu'il suivra pendant près d'un an. La guitare ne le laissera plus. Découvrant à l'adolescence ses deux idoles, Georges Brassens et Charles Aznavour, il apprendra plusieurs dizaines de leurs chansons qu'il interprète pour ses amis.

Mordu de mathématiques au niveau collégial, il découvre la linguistique formelle en 1977 et en fera sa nouvelle passion. Il obtient un baccalauréat spécialisé en linguistique de l'Université de Montréal en 1981. Après deux ans d'études vers l'obtention de la maîtrise, il change à nouveau de cap en découvrant le monde de l'informatique. Il refait l'équivalent du baccalauréat puis obtient une maîtrise en informatique (M.Sc., U de M, 1986). Co-fondateur et président de la firme informatique Machina Sapiens inc. (Le Correcteur 101) de 1985 à 1989, il poursuit en parallèle une carrière universitaire à l'Université McGill où il agit comme chercheur et directeur de projets infomatiques dans le domaine du traitement des langues par ordinateur. Il enseigne pendant quatre ans l'enseignement des langues assisté par ordinateur et complète actuellement un doctorat dans ce domaine. Michel Décary est présentement chercheur pour le laboratoire d'informatique cognitive de la Télé-Université.

C'est en août 1992, à l'âge de trente-trois ans qu'il écrit sa première chanson (l'aquarelliste) pour en faire cadeau à une amie. Devant le nouveau plaisir découvert, il écrira deux chansons dans la même semaine (« La valse du menteur » et « Ceux qui aiment »). À partir de ce moment, il abandonnera ses activités d'homme d'affaires et de chercheur pour se consacrer exclusivement à l'écriture de chansons. Dans les dix mois qui suivront, avec l'aide et la complicité de Normand Lalonde, un ami d'enfance fervent de littérature et de chansons, il écrit, dans un grand éland d'enthousiasme et par un travail acharné, quarante chansons. Il s'agit de petits morceaux, écrits sans complaisance et sans concession, où le texte est mis en avant-plan et où l'on se garde de tout excès de lyrisme ou de pathétique.

En décembre 1992, il produit une première cassette de son travail dont il fait parvenir une copie à Radio-Canada (à l'émission « Chansons en liberté » animée par Élizabeth Gagnon sur le réseau MF). À partir de ce moment, il sera diffusé régulièrement sur les ondes de Radio-Canada (MA et MF) et se créera une certaine notoriété. En particuler, la pièce « Les chansons de Georges », un tour de force de l'écriture où il utilise cent soixante-quatorze titres de chansons de Georges Brassens, est l'objet d'un concours organisé par Radio-Canada où les auditeurs doivent trouver la chansons manquante!. Devant l'intérêt suscité chez les audieurs, Michel Décary décide de produire un disque compact. Le disque, lancé le 12 mars 1993, contient vingt-et-une chansons. Michel commence alors à se produire régulièrement dans les boîtes à chanson de Montréal (entre autre à la Butte St-Jacques et au Bistro d'autrefois).

Il participera au Francofolies de Montréal en 1993 et sera invité pour représenter le Québec lors d'un événement culturel à Bruxelles où il chantera devant le roi et la reine d'Espagne. Il est nommé en octobre 1993, chevalier de l'ordre d'Ouwendick, en reconnaissance de ses efforts pour la défense de la langue française, et obtient en 1996 une bourse du Conseil des Arts et des Lettres du Québec pour poursuivre ses efforts de création. Michel a une petite fille Lili née en 1995.

Boudé par les milieux commerciaux de la chanson, Michel Décary se tourne maintenant vers la diffusion gratuite de ses oeuvres en format MP3 sur l'Internet. Après seulement quelques semaines de présence, il est un des artistes francophones les plus écouté sur ce nouveau médium.

Montréal, le 19 avril 1999